Affaire $LIBRA: Dans une résolution officielle publiée le 5 juin 2025 (source gouvernementale), l’Office Anticorruption de l’Argentine (OA) a disculpé le président Javier Milei de toute violation de la loi sur l’éthique publique en lien avec la promotion du jeton $LIBRA. Le bureau a conclu que le tweet de Milei, publié le 14 février depuis son compte personnel X, ne constituait pas un acte officiel, ni une utilisation abusive de ressources publiques.
Mais si l’enquête administrative s’est achevée, le volet judiciaire, lui, reste actif. Un tribunal pénal fédéral argentin mène une enquête parallèle sur les pertes subies par des investisseurs. Dans la presse, l’affaire a été surnommée “Cryptogate” après la perte de plus de 90 % de la valeur de $LIBRA, dont la capitalisation avait brièvement dépassé les 2 milliards de dollars avant de s’effondrer.
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🏗️ Une initiative privée à l’origine de la controverse
Le projet “Viva la Libertad” était porté par KIP Protocol et par le financier américain Hayden Mark Davis, avec l’objectif déclaré de financer les PME argentines via une cryptomonnaie sur Solana. Le site web vantait une vision optimiste de “l’Argentine libre et entrepreneuriale”, mais aucune transparence sur les finances, la structure du token ou les garanties aux investisseurs n’a été apportée.
L’enquête a révélé que Milei avait rencontré Davis le 30 janvier 2025, mais sans engagement officiel. Selon le rapport, « M. Davis n’avait et n’a aucun lien avec le gouvernement argentin ». Toutefois, son lien avec Karina Milei, sœur du président, reste au centre des suspicions. Un juge fédéral a d’ailleurs demandé la consultation des relevés bancaires du président et de sa sœur.
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💰 Portefeuilles gelés et recours collectifs à l’international
Alors que les investigations progressent à l’étranger, deux portefeuilles crypto appartenant à Hayden Davis — totalisant 57,6 millions de dollars en USDC — ont été gelés par Circle, à la suite d’une ordonnance du tribunal fédéral du district sud de New York. Une class action est en cours, avec des plaignants en Argentine, aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Le gouvernement de Milei a dissous en mai l’unité spéciale d’enquête créée par décret 114/25, arguant que ses travaux étaient terminés et transférés au Ministère public. L’OA, de son côté, conclut que l’utilisation d’un compte personnel ne constitue pas un manquement éthique en soi, et rappelle que les réseaux sociaux personnels sont juridiquement distincts des canaux institutionnels.
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L’affaire $LIBRA met en lumière une réalité propre à notre époque : un simple post d’un président peut entraîner des milliards de dollars de mouvements, et des drames financiers. La résolution de l’OA est juridiquement fondée, mais le pouvoir symbolique de Milei — et la frontière floue entre ses idées personnelles et sa fonction — a suffi à enclencher une mécanique spéculative. Le jeton s’est effondré, la confiance aussi.
L’Argentine n’a pas besoin de “projets libertaires jetables”, mais d’un cadre légal clair pour les cryptoactifs. Et surtout d’un président qui distingue clairement sa voix personnelle de celle de l’État. En attendant, la saga du Cryptogate continue… devant les tribunaux.
✍️ Rédigé par DUC, source officielle
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