Le Trésor américain a sanctionné deux sociétés iraniennes le 29 juillet 2026. Washington les accuse d’alimenter un système maritime lié au régime iranien.
Le dispositif concerne les navires qui traversent le détroit d’Ormuz. Il accepte notamment des paiements en bitcoin et autres actifs numériques.
Une assurance maritime accusée de financer le régime iranien
L’OFAC vise Persian Gulf Marine Insurance Company et HormuzSafe Marine Services Authority. Les deux sociétés opèrent dans le secteur financier iranien.
Selon le Trésor, elles imposaient une assurance maritime aux navires traversant le détroit. Cette couverture concernait notamment les risques de saisie.
PGMIC proposait des contrats approuvés par Persian Gulf Strait Authority. L’OFAC avait sanctionné cet organisme le 27 mai 2026.
Des paiements en Bitcoin évoqués par Washington
Hormuz Safe proposait des services d’assurance, de sécurité, de circulation maritime et d’intervention d’urgence. Le ministère iranien de l’Économie avait développé cette structure.
Le Trésor affirme qu’Hormuz Safe acceptait Bitcoin et d’autres actifs numériques. Ces paiements auraient servi à contourner les sanctions occidentales.
Le financier Babak Zanjani avait également promu Hormuz Safe. Washington l’avait déjà sanctionné pour ses liens présumés avec des réseaux iraniens.
Ces éléments restent des accusations américaines. Le communiqué ne publie aucune adresse Bitcoin permettant de vérifier directement les flux concernés.
Huit navires de la flotte fantôme ciblés
L’OFAC a aussi identifié huit navires transportant du pétrole ou des produits pétroliers iraniens. Certains convois auraient livré la Chine et les Émirats arabes unis.
- WELL SAIL, numéro IMO 9321938.
- LILY, numéro IMO 9294331.
- AL SALMI, numéro IMO 9298296.
- BREEZE V, numéro IMO 9259355.
- NATSUMI, numéro IMO 9331244.
- CRYSTAL, numéro IMO 9223887.
- NIRETA, numéro IMO 9237785.
- YEHOPE, numéro IMO 9243320.
Quelles conséquences entraînent ces sanctions ?
Les biens concernés sous juridiction américaine sont bloqués. Les personnes américaines doivent aussi signaler les actifs liés aux entités désignées.
La règle des 50 % étend le blocage aux sociétés majoritairement détenues par des personnes sanctionnées.
Par ailleurs, les infractions peuvent entraîner des sanctions civiles ou pénales. Les acteurs étrangers risquent également des mesures secondaires.
📖 Lire la nouvelle sanction visant BitBank
🔍 DUC, mon avis
Bitcoin ne crée pas ce système de sanctions. Cependant, son utilisation publique facilite le suivi lorsque les autorités publient les adresses concernées.
En bref
- L’OFAC sanctionne deux sociétés iraniennes liées à un dispositif maritime.
- Hormuz Safe acceptait Bitcoin et d’autres actifs numériques.
- Huit navires de la flotte fantôme iranienne sont également ciblés.
- Le communiqué ne fournit aucune adresse Bitcoin vérifiable.
✍️ DUC
Sources : Département du Trésor américain, 29 juillet 2026 — OFAC, désignations du 29 juillet 2026
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