Alors que les Français possèdent près de 20 milliards d’euros en cryptomonnaies, une nouvelle proposition de loi déposée par l’Union des Droites pour la République (UDR), le parti d’Éric Ciotti, ambitionne de faire revenir ces capitaux dans le circuit économique traditionnel. Cette PPL (proposition de loi) vise à stimuler la croissance, l’emploi et les recettes fiscales, en s’appuyant sur le potentiel d’investissement et d’innovation du secteur Bitcoin et crypto.
Une réserve nationale de bitcoins : une idée inspirée des États-Unis
Le texte déposé à l’Assemblée nationale prévoit la création d’une réserve stratégique de bitcoins détenue par l’État français. Cette réserve serait administrée par un Établissement public administratif (EPA) et viserait à accumuler jusqu’à 2 % de l’offre totale mondiale — soit environ 420 000 BTC sur une période de 7 à 8 ans.
Selon la proposition, cette accumulation se ferait de deux manières :
- Sur le marché primaire via le minage de Bitcoin en France ;
- Sur le marché secondaire par l’achat direct de BTC, la conservation des bitcoins issus des saisies judiciaires, ou encore par la réorientation d’une partie de l’épargne nationale.
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La loi suggère même de consacrer 25 % des montants collectés sur le Livret A et le LDDS à l’achat de bitcoins — soit environ 15 millions d’euros par jour, représentant potentiellement 55 000 bitcoins par an.
Pour Renaud Lifchitz, expert en cryptomonnaies interrogé par BFM Crypto : « Constituer une réserve en bitcoin pour un pays connaissant l’inflation permet de renforcer l’économie réelle à moyen et long terme. Reste à savoir si ces bitcoins seront conservés ou utilisés pour financer des projets. »
Fiscalité : l’obstacle majeur à la circulation des cryptos
La proposition s’attaque aussi à un vieux problème : la fiscalité française des cryptomonnaies. Aujourd’hui, toute dépense en cryptos — même pour un simple café — doit être déclarée, et les plus-values sont soumises à une flat tax de 30 %, sauf si le total des dépenses annuelles reste inférieur à 305 euros.
« Ce système est une usine à gaz qui décourage les particuliers comme les entreprises », explique le texte. La PPL propose donc d’autoriser des paiements en stablecoins libellés en euros jusqu’à 200 euros par jour sans déclencher d’obligation fiscale.
Mais là encore, les experts restent prudents : « Les stablecoins ne sont pas une monnaie souveraine. Ils peuvent être gelés ou saisis à tout moment par leur émetteur », rappelle Lifchitz, soulignant que Circle ou Société Générale disposent techniquement de ce pouvoir sur leurs stablecoins euros.
Vers un modèle plus fluide : détention longue, fiscalité allégée
Pour redonner de l’oxygène à l’écosystème, plusieurs pistes sont évoquées : relever fortement le seuil d’exonération ou supprimer la taxation sur les plus-values après un an de détention, à l’image du Portugal ou de l’Allemagne. Cette approche viserait à favoriser l’investissement de long terme plutôt que la spéculation.
« Si l’on détient un actif régulé pendant plusieurs années, il faut en faciliter le retour dans l’économie réelle, pas le punir fiscalement », estime Lifchitz. Il évoque un modèle inspiré du Plan d’épargne en actions (PEA), où la détention longue serait récompensée par une exonération fiscale progressive.
En résumé, l’objectif affiché par l’UDR est clair : “permettre que l’argent circule facilement”. L’enjeu sera de trouver un équilibre entre régulation, incitation et liberté d’usage, pour faire du Bitcoin un atout économique et non un actif figé dans les portefeuilles.
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Je trouve cette proposition de loi audacieuse — et, dans le fond, pertinente. L’idée de créer une réserve nationale en bitcoins est stratégique : plusieurs pays l’ont déjà fait, et la France doit tôt ou tard se positionner. En revanche, le mécanisme fiscal proposé reste encore trop complexe et limité.
Le plafond de 200 euros par jour en stablecoins ? C’est un progrès, mais insuffisant pour déclencher une adoption de masse. Ce qu’il faut, c’est une vraie réforme structurelle : une fiscalité claire, simple et favorable à la détention longue, à l’image des grandes puissances économiques pro-Bitcoin.
Injecter les 20 milliards € de cryptos français dans l’économie n’est possible que si l’État comprend la nature même de Bitcoin : une monnaie d’épargne et de souveraineté individuelle. Tant qu’on la traite comme un produit financier classique, ces milliards resteront hors du circuit. L’avenir, c’est la coexistence entre Bitcoin et économie réelle — pas leur fusion forcée.
✍️ Article rédigé par DUC
📌 Source : BFM Crypto – 30/10/2025

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