Nigel Farage, chef du parti Reform UK, a frappé fort à Londres lors de la conférence Zebu Live. Devant une salle comble, il a déclaré être prêt à « aller en prison » pour empêcher l’introduction d’une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) au Royaume-Uni, qu’il qualifie d’« horreur totale et absolue ».
Une opposition frontale aux monnaies numériques étatiques
Farage a dénoncé la CBDC britannique comme une menace directe à la vie privée, s’inscrivant selon lui dans un projet de surveillance numérique via une identité centralisée. Il affirme avoir eu un échange privé avec Andrew Bailey, gouverneur de la Banque d’Angleterre, qui lui aurait confirmé vouloir aller de l’avant avec la création d’une « livre numérique ».
« Je préférerais aller en prison plutôt que de voir la CBDC contrôlée par une identité numérique d’État », a martelé Farage sous les applaudissements. Ce positionnement radical trouve un écho croissant auprès d’une partie du public britannique, méfiant vis-à-vis du pouvoir central et favorable aux solutions financières décentralisées.
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Un programme pro-crypto ambitieux
Inspiré de l’approche de l’administration Trump aux États-Unis, le Parti réformiste britannique s’impose comme la formation la plus favorable à la crypto du pays. Farage a promis de faire de Londres un hub mondial des actifs numériques s’il devient Premier ministre après les élections de 2029.
- Création d’une réserve nationale de bitcoins à la Banque d’Angleterre ;
- Réduction de l’impôt sur les plus-values de 24 % à 10 % ;
- Interdiction pour les banques de fermer les comptes liés à des plateformes crypto légales ;
- Autorisation du paiement des impôts en cryptomonnaies ;
- Légalisation complète des dons politiques en Bitcoin et autres cryptoactifs.
Il a aussi annoncé la préparation d’un projet de loi sur la finance numérique, visant à encadrer les actifs numériques tout en favorisant l’innovation et l’entrepreneuriat. Le leader populiste affirme vouloir « faire sortir les cryptos du froid » et leur offrir un cadre réglementaire clair, stable et favorable à l’investissement.
Le Royaume-Uni, troisième détenteur mondial de bitcoins
Le Royaume-Uni détient déjà environ 61 245 BTC, soit près de 6,5 milliards de dollars, principalement issus de saisies criminelles. Le pays se classe ainsi derrière la Chine (190 000 BTC) et les États-Unis (325 477 BTC), selon les estimations de Bitcoin Treasuries.
Farage s’inquiète toutefois que la chancelière travailliste Rachel Reeves puisse vendre ces bitcoins pour combler le déficit public. Il souhaite au contraire les conserver dans une réserve nationale afin d’assurer une forme de sécurité monétaire alternative.
Un parti en pleine ascension politique
Fondé en 2018 sous le nom de Parti du Brexit, puis rebaptisé Reform UK en 2021, le parti de Nigel Farage connaît une ascension spectaculaire. Selon les dernières projections d’Electoral Calculus, Reform UK recueille 30,4 % des intentions de vote, devant les travaillistes (21,3 %) et les conservateurs (17,2 %).
Ce score se traduirait par 301 sièges au Parlement pour le parti réformiste, contre 153 pour les travaillistes et 71 pour les libéraux-démocrates. Cette dynamique traduit une transformation majeure du paysage politique britannique — et un intérêt croissant pour les questions liées à la souveraineté financière.
Crypto et liberté financière : un nouveau discours populiste
Farage lie directement la crypto à la liberté individuelle. Victime de débancarisation en 2020, il affirme que cette expérience a changé sa vision de la finance : « La crypto, c’est la liberté ultime du XXIe siècle : contrôler son argent, prendre ses décisions, sans l’ingérence d’un gouvernement autoritaire. »
Au Royaume-Uni, près de 12 % des adultes possèdent des cryptomonnaies, selon la Financial Conduct Authority (FCA) — un chiffre qui pourrait grimper à 25 % d’ici 2029. Pour Farage, cette base d’électeurs pourrait devenir un levier politique majeur, tout comme l’a été le vote pro-Bitcoin aux États-Unis.
👉 🔍 DUC Mon Avis : Quand la politique rejoint la souveraineté monétaire
Nigel Farage a compris avant beaucoup que Bitcoin est devenu une arme politique. En liant la crypto à la liberté et à la souveraineté, il capte un électorat désabusé par le système bancaire et les élites. Sa posture anti-CBDC rejoint celle de nombreux défenseurs du Bitcoin qui voient dans les monnaies numériques d’État un outil de surveillance et de contrôle. Si Reform UK accède au pouvoir, Londres pourrait bien devenir, paradoxalement, la capitale européenne de la décentralisation financière.
✍️ Rédigé par DUC
📌 Source : The Block

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