Vers un Nouvel Ordre Financier: Un rapport de Citigroup révèle que les stablecoins et la blockchain pourraient redessiner les bases du système monétaire et du secteur public d’ici 2030. Le moment ChatGPT de la blockchain est peut-être arrivé.
Une adoption institutionnelle qui s’accélère
Le rapport du Citi Institute – Global Perspectives and Solutions (GPS) d’avril 2025 explore les usages croissants de la blockchain et des stablecoins dans les secteurs public et financier. Il identifie 2025 comme une potentielle année charnière pour l’adoption institutionnelle, comparable au boom de l’IA générative avec ChatGPT.
Selon Citi, les principaux moteurs de cette évolution sont :
- Un changement réglementaire favorable (États-Unis, MiCA en Europe),
- La montée en puissance des acteurs bancaires dans la tokenisation,
- L’essor de l’usage public des blockchains pour les aides, la fiscalité, les identités numériques.
Les stablecoins au cœur du futur financier
Les stablecoins, ces cryptomonnaies adossées à des actifs stables (principalement le dollar), se positionnent comme la version numérique des devises fiat. En mars 2025, leur capitalisation dépassait les 230 milliards de dollars, multipliée par 30 en cinq ans.
➕ Projections 2030 :
- Scénario de base : 1 600 milliards $ en circulation,
- Scénario optimiste : 3 700 milliards $,
- Scénario pessimiste : 500 milliards $.
90 % des stablecoins resteront adossés au dollar, confirmant la domination US sur la finance numérique mondiale.
Citi anticipe également que les émetteurs de stablecoins pourraient devenir, d’ici 2030, les plus grands détenteurs de bons du Trésor américain, devant le Japon ou la Chine. Cette transformation créerait une nouvelle demande structurelle pour la dette US.

Usages prioritaires des stablecoins
- Trading crypto : 90-95 % des volumes actuels.
- Paiements B2B internationaux : jusqu’à 25 % du marché.
- Transferts de fonds (remittances) : 10-20 % à long terme.
- Marchés financiers institutionnels : 10-15 % du marché potentiel.
- Trésorerie interbancaire : jusqu’à 10 %.
Les stablecoins trouvent un écho particulier dans les pays à forte inflation, comme l’Argentine, le Nigeria ou la Turquie, où ils servent de refuge monétaire.
La Blockchain au service du secteur public
Citi détaille également une transformation majeure du secteur public via la blockchain, fondée sur trois piliers :
- Transparence accrue des flux publics,
- Automatisation intelligente des aides et contrats,
- Réduction des fraudes et coûts administratifs.
Cas d’usage institutionnels clés
- Subventions et aides sociales : exécution via smart contracts.
- Identité numérique souveraine : projets pilotes au Brésil et à Zug.
- Gestion des archives publiques : certificats scolaires (OpenCerts à Singapour), registres fonciers (Géorgie).
- Suivi de l’aide humanitaire : blockchain Stellar utilisée par l’ONU pour l’Ukraine.
- Tokenisation d’obligations publiques : initiatives de la BEI et du FMI.
- Disbursement public : FundsChain, le projet de la Banque mondiale, permet un suivi temps réel des aides à travers 9 pays pilotes.
Défis persistants : réglementation, confiance, éducation
Malgré l’enthousiasme, Citi souligne plusieurs freins :
- Résistance des administrations aux changements numériques.
- Manque de standards interopérables pour les blockchains publiques.
- Défis réglementaires (AML/KYC, souveraineté des données).
- Préjugés du grand public sur les cryptos (fraude, instabilité).
Néanmoins, la dynamique est en marche. Comme le résume Julie Monaco, responsable du secteur public chez Citi :
« La blockchain ne remplacera pas toutes les bases de données, mais elle est indispensable là où la transparence et la confiance sont vitales. »
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L’analyse du rapport Citi est éclairante : nous entrons dans une ère où les devises étatiques et les blockchains se rencontrent.
Mais attention : les stablecoins ne sont pas Bitcoin.
Ils sont des reflets numériques du système monétaire actuel, avec tous ses défauts :
- Inflation,
- Dette massive,
- Centralisation bancaire.
Le Bitcoin, lui, incarne une rupture. Il n’est adossé à aucun État. Il n’obéit à aucune banque centrale. Il représente l’alternative ultime : rareté, transparence, immuabilité.
Les stablecoins seront peut-être l’outil de transition. Mais Bitcoin sera le socle.
Alors que les institutions découvrent la blockchain, Bitcoin était déjà là. En silence. Souverain. Et demain, quand les systèmes centralisés montreront leurs limites… Bitcoin sera encore là.
✍️ Rédigé par DUC
📌 Source : Citigroup – GPS Report – April 2025 (PDF)
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