Rome, 8 novembre 2025 — Les banques italiennes soutiennent officiellement le projet de la Banque centrale européenne (BCE) visant à créer un euro numérique, mais appellent à un étalement des coûts d’investissement nécessaires à sa mise en œuvre, selon un rapport de Reuters.
Le projet d’euro numérique — une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) — avance à grands pas. Après plusieurs mois de concertation, la BCE a récemment finalisé avec les ministres des Finances de l’Union européenne une feuille de route complète pour son lancement, prévu à l’horizon 2029, sous réserve de l’approbation législative de l’UE en 2026.
📖 La BCE vise 2029 : L’euro numérique entre en phase de déploiement.
🏦 Un soutien conditionnel des banques italiennes
Lors d’une conférence de presse, Marco Elio Rottigni, directeur général de l’Association bancaire italienne (ABI), a confirmé le soutien du secteur au projet de la BCE. Selon lui, l’euro numérique représente « une avancée majeure pour la souveraineté numérique européenne ».
Mais il a également précisé que la transition exigera des investissements technologiques considérables de la part des banques commerciales, et que ces coûts doivent être « étalés dans le temps » afin d’éviter une pression excessive sur les institutions financières déjà confrontées à des marges réduites et à un environnement réglementaire exigeant.
💶 L’euro numérique, entre ambition et prudence
La BCE souhaite introduire l’euro numérique comme un moyen de paiement complémentaire à l’euro fiduciaire, destiné aux particuliers et aux entreprises, et non comme une alternative aux dépôts bancaires classiques. Les discussions récentes entre la BCE, la présidente Christine Lagarde, et les ministres des Finances de l’UE ont permis d’établir un cadre politique de compromis : les États membres disposeront d’un droit de regard sur le volume d’euros numériques émis et sur les plafonds de détention par résident, afin d’éviter tout risque de panique bancaire.
Selon le calendrier actuel, une phase pilote sera lancée en 2027, avant une adoption à grande échelle en 2029. Les banques italiennes soutiennent ce processus, mais demandent à la BCE d’« adopter une approche pragmatique et financièrement viable » pour le secteur bancaire européen.
🌐 Vers une approche duale : BCE + banques commerciales
M. Rottigni a plaidé pour une stratégie duale : le développement parallèle d’un euro numérique public (émis par la BCE) et de monnaies numériques de banques commerciales, afin d’encourager l’innovation concurrentielle. « Ce que l’Europe ne doit pas faire, c’est prendre du retard sur d’autres juridictions », a-t-il souligné, citant l’exemple des États-Unis, où la loi GENIUS encadre désormais les stablecoins et les solutions de paiement numériques privées.
Pour l’Italie, qui dispose d’un écosystème bancaire solide mais technologiquement hétérogène, ce modèle hybride permettrait de soutenir la transition vers un système de paiements plus numérique, souverain et compétitif.
🇪🇺 Des divergences au sein de l’Union européenne
Toutefois, le projet continue de diviser les acteurs financiers européens. Le Comité de l’industrie bancaire allemande a exprimé ses réserves quant au risque de désintermédiation du système bancaire traditionnel. De son côté, le député européen conservateur Fernando Navarrete plaide pour une version allégée de l’euro numérique, limitée aux paiements hors ligne et excluant les transactions interbancaires.
« L’euro numérique ne devrait pas être utilisé pour les paiements entre intermédiaires financiers », a rappelé M. Navarrete dans un rapport récent, estimant que des infrastructures de règlement en monnaie centrale existent déjà pour ces opérations.
🔎 Enjeux : souveraineté, coûts et compétitivité
Au-delà des considérations techniques, le débat sur l’euro numérique illustre la tension entre souveraineté monétaire et compétitivité privée. Pour la BCE, il s’agit de préserver le rôle de l’euro face à la montée des stablecoins et des monnaies numériques étrangères. Pour les banques, la question centrale reste celle du modèle économique : comment financer les infrastructures nécessaires sans compromettre la rentabilité du secteur ?
👉 🔍 DUC Mon Avis : L’euro numérique, un pari politique plus qu’économique
Les banques italiennes envoient un message clair : elles soutiennent la modernisation monétaire, mais refusent d’en assumer seules le coût. En pratique, l’euro numérique reste avant tout un projet politique porté par la BCE et les États membres, plus qu’une réponse directe à une demande de marché.
L’Europe avance, mais prudemment, pendant que les États-Unis, la Chine et même certains pays d’Amérique latine explorent déjà des modèles hybrides alliant monnaies publiques et stablecoins privés. Le succès de l’euro numérique dépendra non pas de la technologie, mais de la volonté des citoyens et des banques de l’adopter réellement. ⚡
✍️ Article rédigé par DUC Bitcoin

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