L’Iran s’apprêterait à imposer des droits de passage aux pétroliers traversant le détroit d’Ormuz, avec une nouveauté majeure : les paiements pourraient être effectués en cryptomonnaie, notamment en bitcoin.
Le tarif évoqué serait d’environ 1 dollar par baril de pétrole. Pour un superpétrolier entièrement chargé, la facture pourrait ainsi grimper jusqu’à 2 millions de dollars par navire.
Ce mécanisme interviendrait dans le cadre d’un cessez-le-feu de deux semaines, alors que l’Iran chercherait à monétiser le transit dans l’un des passages maritimes les plus stratégiques du monde.
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Bitcoin et yuan comme alternatives au dollar
Les paiements pourraient être réglés soit en bitcoin, soit via d’autres alternatives comme le yuan chinois. Ce choix s’inscrit dans une logique claire : réduire la dépendance au dollar et limiter les risques liés au gel des fonds dans un contexte de sanctions.
Ce n’est pas un simple détail technique. Cela montre que certains flux stratégiques pourraient de plus en plus chercher des rails de paiement alternatifs lorsque le système financier classique devient trop exposé politiquement.
Le détroit d’Ormuz au cœur de l’équation énergétique mondiale
Le détroit d’Ormuz est l’un des points de passage les plus sensibles pour le commerce mondial de l’énergie. Lorsqu’un pays comme l’Iran envisage de modifier les règles de transit, cela dépasse immédiatement le cadre régional.
Si des paiements en Bitcoin étaient effectivement acceptés dans ce cadre, cela marquerait un tournant symbolique fort : un actif numérique utilisé non plus seulement pour l’épargne ou la spéculation, mais aussi comme outil de règlement dans une zone géostratégique majeure.
Important aussi l’activité de minage de cryptomonnaies en Iran pourrait désormais représenter jusqu’à 15 % de la production mondiale, un résultat alimenté par une électricité bon marché, une surveillance insuffisante et le désespoir économique.
Le Bitcoin prend une place croissante dans l’écosystème iranien
Le Bitcoin joue déjà un rôle de plus en plus important dans l’écosystème crypto iranien, estimé à 7,8 milliards de dollars.
Son utilisation semble s’être renforcée dans plusieurs contextes de crise, qu’il s’agisse de manifestations, de frappes aériennes ou désormais, potentiellement, du règlement de droits de transit liés au pétrole.
Autrement dit, dans certains environnements sous pression, le Bitcoin cesse d’être un simple actif financier pour devenir un outil monétaire de contournement et d’exécution.
Les tensions au Moyen-Orient influencent aussi le prix du Bitcoin
Les tensions autour du pétrole et de l’énergie continuent aussi d’avoir un impact sur le marché crypto. Les mouvements géopolitiques dans la région ont pesé sur le Bitcoin et sur l’ensemble du marché des actifs numériques.
Mardi, le Bitcoin a d’ailleurs bondi d’environ 7 % après la publication d’informations liées à des négociations de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.
Ce type de réaction montre que le BTC évolue désormais dans un environnement beaucoup plus large que le simple cycle crypto. Il réagit aussi à la géopolitique, à l’énergie et au risque global.
Pourquoi cette information est importante
Si cette évolution se confirme, elle pourrait marquer un changement de perception très important pour Bitcoin.
Dans les faits, accepter des paiements en BTC pour des passages de pétroliers reviendrait à lui reconnaître une fonction bien précise :
- un actif de règlement
- une alternative partielle au dollar
- un outil transactionnel en environnement sous sanctions
Et là, on ne parle plus d’un usage anecdotique. On parle d’un possible début d’intégration du Bitcoin dans des flux liés à l’énergie, au commerce maritime et aux rapports de force internationaux.
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À mon avis, c’est exactement ce genre d’information qui montre pourquoi Bitcoin n’est plus juste un actif “crypto”. Quand un pays commence à envisager son utilisation dans une zone aussi sensible que le détroit d’Ormuz, on change clairement de niveau.
Ici, on ne parle plus de petits paiements entre initiés ou d’un usage marketing. On parle potentiellement d’un actif capable de servir dans un point névralgique du commerce mondial du pétrole.
Et c’est précisément là que Bitcoin devient vraiment intéressant : lorsqu’il commence à être utile là où les circuits traditionnels deviennent politiquement compliqués, financièrement risqués ou stratégiquement sensibles.
Si cela se confirme, alors Bitcoin ne sera plus seulement perçu comme une réserve de valeur ou un actif spéculatif. Il commencera à apparaître comme un outil monétaire utilisable dans les grands rapports de force internationaux.
✍️ Article rédigé par DUC
📌 Source : Financial Times

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