Quatre hommes ont été mis en accusation devant la cour d’assises des Yvelines après la séquestration, en juillet 2023 à Élancourt, de la mère d’un entrepreneur spécialisé dans les cryptomonnaies. Ce renvoi ne constitue pas une condamnation et les accusés restent présumés innocents.
La France face à une nouvelle vague d’agressions ciblées
Une rançon de 10 millions d’euros exigée
Le 20 juillet 2023, un homme déguisé en livreur aurait sonné chez la victime avant de permettre à deux complices de pénétrer dans son appartement. Les agresseurs l’auraient immobilisée avec du ruban adhésif pour faire pression sur son fils installé aux États-Unis.
Le commando aurait étendu une bâche sur le sol et menacé la victime avec un marteau et une machette, en exigeant le versement de 10 millions d’euros en cryptomonnaies. Les agresseurs seraient finalement repartis après le paiement d’un montant équivalant à environ 30 000 euros.
Après leur départ, la victime serait parvenue à appeler au secours malgré ses liens. Alerté par ses cris, un voisin serait entré dans l’appartement par une fenêtre et l’aurait libérée, mettant fin à plusieurs heures de violences et de menaces.
Les traces laissées par les agresseurs
Les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme de Versailles ont exploité la vidéosurveillance, la téléphonie et une Peugeot 3008 volée deux jours avant l’agression. Ces éléments auraient permis de remonter progressivement jusqu’aux différents membres présumés de l’équipe.
Un homme présenté comme le logisticien aurait reconnu avoir communiqué l’adresse de la victime et le code d’accès de son immeuble, tout en affirmant qu’il ignorait la nature exacte de l’opération. Sa demande de remise en liberté a récemment été rejetée par la chambre de l’instruction de Versailles.
Deux exécutants présumés doivent également comparaître. Selon les éléments rapportés, l’ADN de l’un d’eux aurait été retrouvé sur une bouteille de détergent abandonnée dans l’appartement, tandis qu’un autre suspect aurait reconnu sa participation et identifié le logisticien présumé.
Le commanditaire présumé incarcéré au Maroc
Le quatrième accusé est Badiss Bajjou, présenté par les enquêteurs comme le commanditaire présumé de plusieurs enlèvements liés aux cryptomonnaies. Incarcéré au Maroc, il devrait être absent du procès français, dont la date exacte n’a pas encore été rendue publique.
La justice marocaine l’a condamné en mai 2026 à vingt-cinq ans de prison pour des crimes liés à un réseau d’enlèvements, d’extorsion et de blanchiment. Cette condamnation distincte ne préjuge cependant pas de sa culpabilité dans la procédure française concernant l’agression d’Élancourt.
🔍 DUC, mon avis
Cette affaire rappelle que la sécurité des détenteurs de cryptomonnaies ne s’arrête pas à la protection de leurs wallets. L’exposition publique d’un patrimoine peut également mettre en danger leurs proches, même lorsque ceux-ci ne participent pas directement aux activités financières concernées.
✍️ DUC
📌 Sources : Le Parisien — Bladi.net— Le360
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