Le Trésor américain a sanctionné un membre présumé de la branche militaire du Hamas, deux personnes installées en France et deux associations. L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) affirme que ce réseau a collecté plus de 2 millions de dollars entre 2020 et 2026. Une partie seulement aurait circulé en cryptomonnaies.
Plus de 2 millions de dollars collectés en six ans
Le communiqué du Trésor américain, publié le 2 octobre 2026, vise Saleem Abdallah Saleem al-Zaq. Les autorités américaines le présentent comme un adjoint de bataillon basé à Gaza au sein des Brigades Al-Qassam.
Selon l’OFAC, al-Zaq supervisait un réseau financier utilisant des sociétés de transfert d’argent et des portefeuilles de cryptomonnaies. Le Trésor accuse également Faouzi Barika et Amel Oualid d’avoir collecté des dons en France sous couvert d’aide humanitaire.
Les deux associations visées sont Association Baraka et Ensemble C Mieux. D’après les autorités américaines, le réseau aurait recueilli plus de 2 millions de dollars depuis 2020, dont 1,5 million après le 7 octobre 2023.
Attention au chiffre principal : le Trésor ne dit pas que les 2 millions ont tous transité en cryptomonnaies. Il affirme seulement que Barika et Oualid auraient envoyé « des centaines de milliers de dollars » en actifs numériques à al-Zaq. Aucun montant exact, aucune blockchain et aucune adresse n’ont été publiés dans ce communiqué.
Ce que changent les sanctions de l’OFAC
Les avoirs américains des personnes et associations désignées sont désormais bloqués. Les citoyens et entreprises des États-Unis ne peuvent généralement plus effectuer de transactions avec elles sans autorisation.
La mesure s’étend aussi aux structures détenues à 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes sanctionnées. Les institutions financières étrangères qui faciliteraient sciemment certaines opérations importantes s’exposent également à des sanctions secondaires.
Une opération coordonnée avec des arrestations
Le Département américain de la Justice a annoncé plusieurs arrestations aux États-Unis et en France dans le cadre d’une opération coordonnée. Il indique que Faouzi Barika, Amel Oualid et Nordine Barika ont été interpellés par la Direction générale de la sécurité intérieure française.
Ces poursuites restent des accusations. Les personnes mises en cause sont présumées innocentes tant qu’un tribunal n’a pas établi leur culpabilité. Les sanctions administratives de l’OFAC et les procédures pénales doivent donc être distinguées.
La crypto apparaît comme un canal parmi d’autres
Ce dossier ne présente pas la cryptomonnaie comme l’unique source de financement. Les autorités décrivent une architecture plus large mêlant dons, associations, services financiers et portefeuilles numériques.
La publication ne permet pas non plus d’attribuer ces transferts à Bitcoin. Sans adresse ni actif identifié, toute affirmation plus précise serait spéculative. Le sujet relève donc de l’actualité crypto et réglementaire, pas spécifiquement du Fil Bitcoin.
🔍 DUC, mon avis
Il faut éviter deux raccourcis. La crypto n’aurait représenté qu’une partie du réseau décrit, mais elle n’est pas invisible pour autant. Les traces publiques, les plateformes réglementées et les sanctions facilitent justement le travail des enquêteurs.
Cette affaire justifie une surveillance ciblée des flux suspects. Elle ne justifie pas d’assimiler tous les utilisateurs de cryptomonnaies à des activités criminelles, ni d’impliquer Bitcoin sans preuve.
En bref
- Le Trésor américain affirme qu’un réseau a collecté plus de 2 millions de dollars pour le Hamas entre 2020 et 2026.
- Seule une partie, chiffrée en centaines de milliers de dollars, aurait été transférée en cryptomonnaies.
- Les actifs numériques, les blockchains et les adresses concernés ne sont pas précisés.
- Trois personnes et deux associations ont été ajoutées à la liste des sanctions de l’OFAC.
✍️ DUC
📌 Sources : Trésor américain · OFAC · Département américain de la Justice · CoinDesk
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